Doté d'une grande variation climatique allant d'une région á l'autre , le Maroc est plus riche que beaucoup de pays voisins de la Méditerranée . La vérité est que même si l'on considère le pays á priori saharien , son climat reste humide profitant des vents émanant de la côte Atlantique et les vents de la Méditerranée qui s'installent au fond du pays et se heurtent á la grande chaine-barrière qu'est l'Atlas .Les deux á la fois influencent ainsi en tempérant le climat (chaud en été et doux en hiver ) et laissent une quantité décente de précipitations remplissant les grands réservoirs. La partie sud, quand á elle, est dominé par un climat brûlant et sec pendant l'été, le temps idéal des vents sirocco et le chergui venant du sud-est souvent émetteur de tempêtes de sable, et froide á modéré pendant l'hiver .Un contraste fulgurant auquel seules les steppes s'adaptent .Le visage verdâtre devient moins dense du Nord-Ouest au sud-est et suit les changements propres á chaque type de climat qui gouverne chaque coin du pays, couvrant les multiples contrées de spécificité parfois confuses.
l'humidité des zones forestières du Rif et moyen Atlas a permis une diversité de la flore riche en cèdre , chêne ,sapin, pin , thuya, arganier ,genévrier, oléastre , lentisque, acacia …sur une superficie de 6,5 millions d'hectares . Les steppes occupent une superficie de 3,2 millions d'hectares. Soit au total plus de 9 millions d'hectares, environ 12/ du territoire national. Déboisement et surpâturage font que près de 30.000 hectares disparaissent chaque année, mais 530.000 hectares ont été reboisés .Les besoins quotidiens de la population rurale pour le bois de chauffage et d'œuvre, ainsi que les maladies et incendies contribuent á l'effacement sans arrêt d'espaces verts accentuent le besoin urgent pour mettre la forêt hors du danger en la préservant. Ces régions demeurent un espace privilégié de nombreuses colonies d'oiseaux typiques de l'Afrique du nord, la Méditerranée et parfois endémique du pays .Les points de rencontres sont connus autour de fameuses réserves, vallées et confins idéales pour l'épanouissement et la survie.
Lacs , lagunes et les zones humides du Maroc sont variées et présentent un grand intérêt ornithologique , notamment pour les oiseaux migrateurs .Mais le drainage , l'assèchement , la pollution et l'augmentation de la salinité les menacent .Sept espèces ont disparu, dont l'autruche , le vautour oricou , le vautour moine , l'aigle impérial ibérique , la pintade sauvage, la grue demoiselle et plus de quatre vingt dix espèces sont menacées de disparition.
Bénit de 2850 km de côtes atlantiques et de 600km sur la Méditerranée , le Maroc possède de riches ressources biologiques marines , mais celles-ci doivent faire face á une surexploitation et á une collecte irrationnelle de ses produits comme les algues , les huîtres ou les coraux .Le Maroc abrite le phoque moine, une des premières espèces menacées dans le monde .De même 21 espèces de cétacés , baleines , dauphins , marsouins , orques vivent au long des côtes .Sans oublier tortues , coraux, poissons, mollusques et crustacés. Etant un des premiers producteurs une matière halieutique, le pays doit faire face á l'assaut incessant des flottes dévastatrices des richesses au mépris de tout règlement, préserver ce qui en reste et ainsi repeupler les lacs et cours d'eau en poissons autochtones jadis une fierté des stations d'aquaculture. Dans ses environs, il existe une multitude d’espèces migratrices ou continuellement accrochées á leur milieu au sein de réserves ou embouchures des rivières profitant des dons de la nature et l'indifférence humaine.
Le désert , á son tour, a perdu tout équilibre suite aux invasions répétitive des criquets pèlerins stoppés par la lutte chimique antiacridienne qui ont causé plus de dégâts , probablement inévitables, et généré l'extinction de plusieurs insectes qui fécondent les arbres fruitiers et sources indéniables pour la survie de plusieurs oiseaux .Comme conséquence grave , plusieurs papillons ont d'ores et déjá disparu et la chaîne animalières a été perturbé par l'extinction du lion "panthera Léo", le serval "consthantina", lagazelle"leptoceros",lorix"dammah", l'addax"nasomaculates" et le bubale " busolophus ". Vingt autres espèces sont menacées de disparition, dont 3 au bord de l'extinction (panthera pardus, acynomyx jubatus et gazelle damma).
Le statut prioritaire pour la préservation de la nature et toutes ces composantes est crucial pour la restauration de l'équilibre , malheureusement perdu, pour redonner á ce pays ce qui lui est propre et fait son identité .Les efforts financiers n'expriment pas tors seuls la volonté en l'absence d'une législation capable de restaurer l'ordre et le pouvoir de gérer un patrimoine aussi riche et surtout élaborer une dynamique basée sur le consensus qu'il doit y avoir des alternatives pour remédier au dommages qui affaiblissent l'écosystème et arrêter l'afflux des désastres écologiques engendrés par les hommes .
Le tourisme peut être un élément qui contribue á redonner vie á des actions volontaires et soucieuses de contribuer á mettre sur pieds des démarches visant la promotion , l'élargissement d'activités et la création d'un tourisme équitable et propre dont l'action réunit chacun autour des mêmes soucis puisque ça concerne tout le monde .Tout le monde peut y trouver son compte .